La cuisine de Solenne

On a tous de supers bonnes raisons de ne pas cuisiner : on n'a pas le temps, pas d'idées et surtout on n'a pas vraiment les cuisines du Ritz ni le talent d'Alain Ducasse. Pourtant avec un peu de motivation, tout le monde peut y arriver!

28 septembre 2011

La minute culture du mois de septembre

Je vais pas essayer de vous faire croire que je suis une fille super culturée, c'est-à-dire moi la polygamie j'ai jamais été, mais bon au moins je suis un peu curieuse, donc ça compense. Je sais qu'à la base, ce blog est un blog de cuisine. Mais d'abord je pense qu'être monomaniaque, c'est pas bon pour la santé mentale et ensuite c'est mon blog donc c'est un peu moi qui décide.

Allez, c'est parti pour mes coups de coeur culture de la rentrée! J'ai volontairement choisi deux trucs sérieux et deux trucs drôles, ça veut pas dire que t'es obligé de choisir ton camp.



La sélection Prozac, Kleenex et chocolat (mais qui est bien quand même) :

Sur ma table de chevet : "Rien ne vaut la nuit", Delphine de Vigan.

Contextualisation...Ce jour-là j'allais à la FNAC pour acheter une biographie de Sarah Bernhardt et puis comme y'avait du monde et que j'ai pas de personnalité, j'ai pris le "Prix des lecteurs de la FNAC" à l'entrée du magasin. Dans le métro, je me suis rendue compte que c'était le même auteur que "No et moi" que j'avais bien aimé, donc ça m'a un peu rassurée. Et puis quand j'ai commencé le bouquin, j'ai pris une grosse claque dans la gueule (je sais, c'est pas une expression très littéraire, mais bon tu feras avec).

C'est quoi l'histoire? Tout commence le jour où Delphine de Vigan perd sa mère qui se suicide à 61 ans. Là tu te dis, ok, bonjour le sujet calvaire, est-ce que j'ai vraiment envie de lire ça alors que c'est la crise et que Secret Story c'est bientôt fini? J'ai envie de te dire de ne pas t'arrêter à ce genre de détail. Alors oui, ce livre parle de dépression, de suicide, d'inceste, de handicap, de la mort d'un enfant, du silence et d'à peu près tout ce qui peut détruire une famille. Mais ce livre raconte aussi la vie en tribu, les grandes tablées, la capacité à vivre malgré tout et nous livre une chronique attachante d'une famille sur trois générations sur fond d'après-guerre, de mai 68 et de France mitterandienne.

Et pourquoi je le lirais? Parce que c'est avant tout une histoire, l'histoire d'une famille un peu originale qui vit une quantité de drames assez ordinaires. L'histoire d'une femme qui choisit d'écrire sans juger, d'écrire pour exorciser, pour comprendre et pour transmettre. Parce que Delphine de Vigan y parle du poids de l'hérédité et du non-dit avec une grande pudeur et parfois un certain humour. Parce que la lecture de ce livre bouleversant, essentiel, ne vous laissera pas indemne.

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Au ciné : "Présumé coupable", de Vincent Gareng

Contextualisation...Bon, là vous allez vraiment vous dire que je suis dans un bad mood, mais non j'ai lu une interview de Philippe Torreton et du coup ça m'a donné envie d'aller voir le film.

C'est quoi l'histoire? Celle d'Alain Marécaux, arrêté en 2001 et accusé de pédophilie lors du procès d'Outreau puis acquitté plusieurs années plus tard au terme de près de deux ans d'emprisonnement et d'une affaire qui restera l'un des grands fiascos judiciaires du XXIème siècle.

Et pourquoi j'irais? Parce que ce film, kafkaïen au possible mais basé sur des faits réels, fonctionne comme un thriller. On entre dans l'intimité d'Alain Marécaux, on vit son calvaire pendant 1h40, et le moins que l'on puisse dire c'est que ça fait froid dans le dos. La descente aux enfers de cet homme qui perd sa liberté, sa réputation, ses biens et sa famille pour des faits qu'il n'a pas commis, est tout simplement édifiante. La performance livrée par Philippe Torreton est tout bonnement stupéfiante tant la métamorphose de l'acteur est troublante. Certes, ce film est tiré du livre écrit par Alain Marécaux, il énonce donc sa vérité. Je ne veux pas rentrer dans le débat de l'objectivité, mais au final peu importe car le film de Vincent Gareng est en soi un excellent film sur la puissance de la machine judiciaire.

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La sélection rigolades, glamour et Cosmopolitan (qui est je te l'accorde, un peu girly) :

Au théâtre : Le pestacle de Bérangère Krief

Contextualisation..."C'est comme si tu passais la soirée avec une de tes potes vraiment drôles", m'a dit Laura. Et là je me suis demandé si Laura considérait qu'hormis elle, mes potes étaient sinistres. J'ai pas cherché à en savoir plus, j'ai pris des places et j'ai pas regretté.

C'est quoi l'histoire? Quand Bérangère débarque en soutif culotte sur la scène, le ton est donné : les minettes se disent "Voilà une nana qui a des couilles", les mecs pensent "Voilà une nana qui remplit bien son 90C". Pendant une heure, tout le monde en prend pour son grade : les mecs, les nanas, les super-héros, les gros lourds qui draguent dans la rue, les meilleures copines tarées, les présentateurs télé, j'en passe et des meilleurs. Alors oui, Bérangère dit des gros mots, oui elle a des tics de Florence Foresti mais elle est fichtrement drôle. Sur le panel de situation évoquées, on se retrouve forcément dans la fille qui dit à sa pote qu'elle arrive alors qu'elle n'est pas partie de chez elle, celle qui pensait sortir avec Fidèle-Man mais se tappe plutôt Mytho-Man ou celle qui débrieffe l'Amour est dans le pré pendant des plombes.

Et pourquoi j'irais? Parce que c'est DROLE. Pour achever de te convaincre :

                                  
                                                Bérengère Krief - Cours de répartie anti-relous (MadmoizelleTV)

 

Bref, courez l'acclamer au Point Virgule. Niveau actu, Bérangère est aussi une des actrices de Bref, la série qu'on ne présente plus.

 

Au ciné : Crazy Stupid Love, de John Requa et Glenn Ficarra

Contextualisation...On devait aller voir "La guerre est déclarée" entre copines et en fait comme on avait pas le courage de réfléchir, on a eu envie d'aller voir un truc bête (avec Ryan Gosling dedans). Je n'ai décidément aucune volonté.

C'est quoi l'histoire? Un quinqua trop heureux dans sa petite vie de père de famille-trois enfants-jolie maison dans banlieue paisible se fait plaquer par sa femme qui demande soudainement le divorce. Le type, légèrement pathétique, s'en va ressasser son chagrin tous les soirs dans le même bar. Or, dans ce même bar officie un jeune dragueur qui lève de la donzelle par dizaines. Et un jour le jeune type pris d'un élan de charité chrétienne décide de coacher le quinqua pour en faire un tombeur à même de reconquérir sa WASP de femme.

Pourquoi j'irais? Pour Ryan Gosling (est-il utile de le préciser), mais pas que. Bon attention, je suis pas en train de te dire que c'est un bon film mais ça a le mérite d'être distrayant. J'y suis allée pour me changer les idées et j'ai passé un bon moment. Ca reste une comédie américaine. Points positifs : la première partie du film est très drôle, pas mal de bons gags, pas mal de situation cocasses, Steeve Carell au top dans son rôle de looser en quête de sa virilité perdue, Ryan Gosling au sommet de son art dans le costard sur mesure d'un serial lover. Point négatif : c'est justement que comme toute comédie américaine, ça finit bien. Trop bien. Avec la traditonnelle scène du héros qui fait son mea culpa en public, et celle du happy ending sur fond de leçon de morale destinée à prouver que le mariage y'a qu'ça de vrai et que le vrai amour dure toujours. En bref, je me suis bien marrée, ça commence vraiment bien, dommage que la fin se vautre dans la facilité des bons sentiments à la sauce guimauve. Bizarrement, La Croix est dithyrambique, Télérama un peu moins.

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Posté par solenne d à 13:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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