La cuisine de Solenne

On a tous de supers bonnes raisons de ne pas cuisiner : on n'a pas le temps, pas d'idées et surtout on n'a pas vraiment les cuisines du Ritz ni le talent d'Alain Ducasse. Pourtant avec un peu de motivation, tout le monde peut y arriver!

13 avril 2011

Ma verrine aux fraises, la Bretagne, les gariguettes et Zadig & Voltaire

Ma mère a beau être bretonne, on a vite compris en achetant notre ruine armoricaine que pour les gens du cru, on serait jamais que des parigots-tête-de-veau. Même la nature nous a signifié qu'on était pas des leurs. Pendant des années on a planté un potager et malgré nos soins intensifs, on n'a jamais réussi à faire pousser autre chose que de l'oseille. On s'est posé beaucoup de questions : malveillance des chevreuils ? mauvais dosage de crottin ? racisme anti-parisien de la part des plantes? Et puis un jour, l'évidence s'est imposée : planter un potager en Bretagne bien à l'ombre d'un grand arbre, c'était pas l'idée de l'année. Le souci, c'est que le reste du terrain était vaguement marécageux. Alors le comité parental est allé faire une proposition à notre voisin, Emile, agriculteur de son état, qui n'a pas l'eau courante chez lui mais possède une bonne partie du patelin. Ca l'a bien fait marrer : "Vas j't'aime ben toi et ta dame, beh qu'est-ce tu veux que j'fasse de tes sous, hein nigaud?". Tant de logique, ça l'a désarmé mon ingénieur de père. Et puis un hiver, le frère d'Emile a passé l'arme à gauche et ça lui a fait un coup de se retrouver seul à manger sa soupe face à la place qu'occupait son cadet, matérialisée par un cercle blanc sur la toile ciré rouge. Alors il est allé voir mon père, parce que ce genre d'histoire ça se règle entre hommes : "Moi qu'ai pas d'petiots, ça m'ferait du mal qu'j'aille manger les pissenlits par la racine sans régler mes affaires et qu'ce soit un benêt d'parisien qui rachète mon terrain! Alors, t'es t'y toujours intéressé ?". "Ah dame, oui!" qu'il lui a répondu mon paternel. Et voilà, ce week-end, je vais planter mon nouveau potager et ce sera bien le diable si cette fois-ci mes garigettes n'y poussent pas! "Il faut cultiver notre jardin" qu'il disait Zadig & Voltaire. D'ailleurs y'en a un qui ferait bien de s'y mettre, hein Frédo?

En attendant de récolter les fruits de mon labeur, j'en achète au Monop et avec je fais ça :

Temps de préparation : 10 minutesrungis_127

Pour 4 personnes :

- 1 belle barquette de gariguettes

- 4 yaourts nature

- 1 pot de mascarpone

- 2 c.s. de sucre

- 4 biscuits (des palets bretons ou des Thé ou des Brun ou des spéculoos)

Mélangez les yaourts, le mascarpone et le sucre. Répartissez dans les verres.

Nettoyez, équeutez et coupez les fraises. Disposez sur le mélange yaourt-mascarpone.

Emiettez un gateau sur chaque verre.

Le détail qui tue :

Parsème de menthe fraîche, classique, ou mieux de basilic, ça c'est original et c'est une association qui fonctionne bien.

 

Posté par solenne d à 10:00 - La cuisine des quiches - Commentaires [5] - Permalien [#]
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Commentaires

  • Coucou ,

    Ah j ai retrouvé ton blog , j ai été contente de faire ta connaissance en tout cas et puis je vois que tu connais bien la Bretagne ! Peut être que c est la bas que l on s est rencontré !

    Posté par sofy, 14 avril 2011 à 22:08
  • C'est pas impossible ça! Toi aussi on t'as imposé le stage de voile estival durant ta tendre enfance?

    Posté par Solenne, 18 avril 2011 à 12:18
  • beaucoup trop drole cet article ma soso!!!

    Posté par paupau, 04 mai 2011 à 19:55
  • Connais-tu Zadig de Voltaire,paroles de bretonne?

    Posté par Marie, 25 mai 2011 à 21:10
  • Cet article est bien sûr à prendre au second degré. J'ai passé plus de temps sur les bancs de l'école qu'à faire du shopping, Zadig&Voltaire est donc une référence à la bourde de notre cher ministre Frédéric Lefebvre qui a confondu la marque de fringues et un monument de notre littérature.

    Posté par Solenne, 07 juin 2011 à 11:16

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